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 Concours Général de Philosophie 2007

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Van Damme
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MessageSujet: Concours Général de Philosophie 2007   Mar 27 Mar - 20:59

Durée : 6 heures
Classes : Terminales série L

Notre identité dépend-elle du jugement des autres ?
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Uranium
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MessageSujet: Re: Concours Général de Philosophie 2007   Mar 27 Mar - 21:04

Boah, je préfère le sujet des S. fou
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Van Damme
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MessageSujet: Re: Concours Général de Philosophie 2007   Mar 27 Mar - 21:39

Voilà mon plan, gros coup de poker :

Amorce : Si tu es moi, alors qui suis-je ? Molière, Amphitryon, problème de l'esse est percipi Berkeleyen, de la prédétermination de notre identité (ce qui est nôtre).

Problématique : Notre identité est-elle ce qui nous rapproche ou nous distingue des autres ? Quelle est la modalité de la prédétermination du jugement des autres sur notre identité ? Que penser du rapport identitaire entre nous et les autres ?

I. La nécessaire dépendance
A. Notre définition dans le rapport à la société
Problème de la définition du sujet agissant dans un rapport à autrui, on ne peut pas le considérer dans la solitude, champ d'application restreint ? Sauf si l'état naturel est lié à la société : Hobbes, Leviathan, homo homini lupus, état naturel comme état de guerre et organisation sociale par la force pour la sécurité. L'homme n'existe pas sans les autres, donc l'identité n'existe pas sans les autres.

B. L'identité se conçoit quantitativement par rapport à la communauté
Problème de la définition de l'identité : basée sur des critères, lesquels ? Toujours comprise en distinction ou en analogie par rapport aux autres, question de la norme. Critères qui sont quantifiable car essentiellement génético-historiques. L'identité est un fait sociologique.

C. Le jugement des autres, facteur de vérité de mon identité
Relativité d'une identité seule dans le pour soi, jugement des autres qui agit de façon réfléchissante sur notre identité. Le jugement des autres agit comme un principe (commence et commande), "Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même" Sartre, L'Être et le Néant, l'identité devient en soi grâce aux autres.

II. L'autonomie de l'identité
A. Nous sommes l'individu asocial
Redéfinition du sujet agissant, peut être conçu hors de la société et avoir une identité. Etat de nature chez Rousseau Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, abondance, amour de soi et pitié, état asocial sans violence qui permet l'identité. C'est le jugement des autres qui est "funeste hasard" (contingence), identité nécessaire et sans la dépendance à autrui.

B. L'identité comme intimité
Irreductible au domaine quantitatif, essentiellement qualitative, facteur d'humanité, fruit de notre raison ? (innée, on acquiert pas l'identité), intimité qui est en soi le refus d'autrui et des dogmes : Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, "Des Trois Métamorphoses", chameau, lion, enfant qui peut créer et s'épanouir dans son identité.

C. L'ambiguïté du jugement des autres
Rapport déjà douteux du jugement des autres à la vérité (différence avec l'unanimité), mais qui n'est pas le problème. Y a-t-il une identité des autres ? S'ils sont à prendre comme multitude, n'y a-t-il pas détermination de notre jugement sur leur identité et de facto sur leur jugement ? Cercle vicieux de rétroaction des jugements qui devient indéfinissable.

III. Le rapport socio-politique entre notre identité et le jugement des autres
A. Nous sommes les prolétaires
Aporie de la distinction entre nous et les autres qui peut être viable d'un point de vue marxiste. Distinction de classe sociale entre nous (prolétaires) et les autres (bourgeois) qui correspond à l'opposition jusque là indépassable. "L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de la lutte des classes" Marx Manifeste du parti communiste, Partie I, "Bourgeois et Prolétaires".

B. La perte de l'identité prolétarienne à cause du jugement bourgeois et de ses conséquences
Normalité identitaire formée par la classe dominante (bourgeois), donc par le fait de la réalité économique (société de consommation) = matérialisme historique. Si l'identité ne peut être produite par l'éducation, le jugement des autres (bourgeois) peut par contre faire obstacle à l'identité (donc une dépendance), liée à l'aliénation : fétichisme de la marchandise, Capital, Livre I, Section I, Chapitre I, Partie IV. L'identité est dépendante dans la conscience que le prolétaire a de l'existence de celle-ci.

C. La lutte des classes comme indépendance au jugement d'autrui
Classe sociale = unité ineffective de l'identité humaine, situation d'opposition qui empêche l'identité (opposition des modèles et des principes). Transcendance du pouvoir bourgeois par rapport à l'individu prolétarien qui voit les dogmes bourgeois imposés à lui. Dictature du prolétariat permet au contraire l'affirmation de l'identité individuelle hors de ce jugement car l'autre (bourgeois) disparaît en devenant le même (prolétaire).

Conclusion : Notre identité dépend du jugement d'autrui, indissociable du rapport à la société et à l'objectivité, même si l'intimité de l'homme est en elle-même soumise à des jugements ambigus. Dépendance qui est liée à la prise de conscience de notre identité (qu'autrui peut avorter). A considérer d'un point de vue marxo-matérialiste : besoin de jugement personnel pour vaincre les dogmes des autres. Marx, Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel : "Comme le prolétariat trouve ses armes intellectuelles dans la philosophie, la philosophie trouve ses armes matérielles dans le prolétariat". C'est aussi cela l'identité.
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Toubib
Van Damme
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MessageSujet: Re: Concours Général de Philosophie 2007   Mar 27 Mar - 21:41

C'est allucinant les absurditer que l'on nous fait apprendre au lycé, on ferais deja mieux de nous apprendre des bonne base d'econnomie et dedroit sa nopus servirais beaucoup plus.
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H.Fedorowski
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MessageSujet: Re: Concours Général de Philosophie 2007   Sam 21 Avr - 21:48

Toubib a écrit:
C'est allucinant les absurditer que l'on nous fait apprendre au lycé, on ferais deja mieux de nous apprendre des bonne base d'econnomie et dedroit sa nopus servirais beaucoup plus.

N'importe quoi ... No
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